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Le mauvais état des routes au Canada coûte aux automobilistes 3 milliards $ par an

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Une étude réalisée par CPCS pour le compte de CAA révèle que les Canadiens débourseraient 3 milliards de dollars par an pour couvrir la hausse des coûts d’utilisation de leur véhicule en raison du mauvais état de l’infrastructure routière.

Faits saillants :

  • L’automobiliste canadien moyen débourse environ 126 $ par an en frais d’utilisation de véhicule en raison du mauvais état des routes
  • Ce coût équivaut à plus de 1250 $ de coûts supplémentaires sur une durée de vie de 10 ans d’une voiture
  • Télécharger le rapport complet : Coûts du mauvais état des routes au Canada

Pour connaître combien les routes abimées coûtent aux automobilistes canadiens, l’Association canadienne des automobilistes (CAA) s’est tournée vers CPCS, une firme-conseil spécialiste des infrastructures en transport.

L’analyse montre que les routes mal entretenues coûtent aux Canadiens 3 milliards de dollars par an. Ces coûts concernent principalement les réparations et l’entretien, ainsi que la dépréciation, le carburant et l’usure des pneus.

Pour y parvenir, CPCS a utilisé les plus récentes données de Statistique Canada fournies dans son Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada. Il s’agit de la première enquête à regrouper des données sur la qualité des routes à l’échelle nationale provenant des provinces et des villes canadiennes.

« Habituellement, les études analysent combien la dégradation des infrastructures routières coûte au gouvernement. Or, nous avons pu chiffrer comment le portefeuille de l’automobiliste est touché lorsque les routes en mauvais état ne sont pas réparées », explique Veiko Parming, consultant principal en transport chez CPCS, et responsable de l’étude.

Avec les données de Statistique Canada en main, CPCS a élaboré un modèle pour calculer les coûts encourus par les automobilistes. Le modèle tient compte non seulement des différences de qualité des routes par province, mais aussi des différences de véhicules, des kilomètres parcourus, du parc de véhicules, des coûts d’exploitation de base et du parc de routes par province. CPCS s’est aussi appuyé sur des recherches reconnues à l’échelle internationale sur la façon dont la qualité des chaussées influe sur les coûts d’exploitation des véhicules.

« Nous avons élaboré une approche fondée sur les plus récentes données et les recherches disponibles », ajoute Veiko, soulignant que les coûts ont été calculés en fonction d’un scénario réaliste d’un réseau routier entretenu adéquatement et non de manière hypothétique où toute l’infrastructure routière est en bon état.

« Nous remercions CAA d’avoir fait confiance à CPCS afin que nos spécialistes puissent porter un regard objectif sur une question pertinente et importante. »

CAA a déjà fait appel à CPCS pour deux autres études d’intérêt public : la première étant un rapport publié en 2017 sur les pires points d’engorgement routier au Canada et un autre paru en 2018 portant sur des pistes de solutions pour réduire la congestion routière au Canada.

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