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7 fonds climatiques en Afrique pour développeurs canadiens et entreprises de technologies renouvelables

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Financement climatique et développement d’infrastructures en Afrique: Astuces à l’intention des développeurs canadiens et entreprises vertes 

En 2009, lors de la conférence de Copenhague sur le climat, les parties se sont engagées à mobiliser 100 milliards de dollars US par an d’ici 2020 pour le financement de la lutte contre les changement climatiques.

L’objectif de ces fonds est d’aider les pays à faible revenu à atténuer leurs impacts ou à s’y adapter.

Depuis, le financement mondial a bondi de 360 milliards en 2012 à plus de 500 milliards en 2017.

Le Canada s’est lui-même engagé à investir 2,65 milliards d’ici 2021.

En accord avec cet objectif, CPCS a été mandaté par Affaires mondiales Canada (AMC) afin d’identifier les sources de financement climatiques accessibles aux développeurs canadiens d’infrastructures et aux entreprises de technologies renouvelables en Afrique.

5 tendences en matière de financement climatique en Afrique 

L’étude conjointe de CPCS et AMC a permis de mettre en lumière cinq courants clés pouvant aider les développeurs canadiens à choisir les bons projets d’infrastructure à soutenir sur le continent :

  1. Les énergies renouvelables sont mûres pour le financement climatique : La baisse des coûts des énergies renouvelables et l’augmentation de la demande d’électricité font des énergies renouvelables un secteur attrayant pour les investisseurs. Voir le graphique ci-dessous.

    Investissement en énergie renouvelable au fil du temps

    climate funds investment
    Source: CPCS
  2. Croissance des secteurs du transport et de l’agriculture à court terme : Les investisseurs s’intéressent de plus en plus aux marchés émergents dans les domaines de la mobilité électrique et des projets agricoles résistants au climat.

  3. Plus grande attention accordée à la préparation et au développement des projets dès leur phase initiale : Les risques sont les plus élevés aux premiers stades d’un projet. Les institutions financières internationales reconnaissent de plus en plus l’importance de soutenir les projets d’infrastructure à ces stades précoces.

  4. Les banques de développement sont à la recherche de moyens créatifs pour financer des projets : Ces banques peuvent protéger un projet contre les risques politiques et fournir des garanties. Leur maîtrise des structures financières non conventionnelles peut améliorer considérablement le financement des projets.

  5. Investisseurs et bailleurs de fonds ouverts aux nouvelles technologies : Stimulés en partie par la croissance rapide des énergies renouvelables, les investisseurs et les bailleurs de fonds ont cherché à ajouter des technologies innovantes aux projets. La combinaison du stockage par batterie et des systèmes d’énergie solaire en est un exemple.

5 leçons pour améliorer les chances de survie d’un projet en Afrique 

Ces leçons sont le fruit d’une longue expérience qu’a CPCS dans le développement de projets en Afrique.

  1. Les facteurs environnementaux, sociaux et ceux liés à la gouvernance (ESG) sont essentiels : Les cadres réglementaires en Afrique ne sont pas toujours les plus robustes. Les projets peuvent donc se heurter à des problèmes de contrôle des terres et de réinstallation ou nuire à l’environnement. En tant que tels, les projets doivent respecter les normes ESG pour rester viables.

  2. Gardez le contexte national à l’esprit : Les considérations importantes comprennent la question de savoir si le tarif du projet est abordable, si la quantité d’énergie proposée par le projet est réellement nécessaire et si le service public sera en mesure de transmettre efficacement l’énergie à l’utilisateur final.

  3. Les partenariats locaux sont un outil clé : Une bonne compréhension du contexte national peut nécessiter des partenariats locaux. Ces agents de terrain peuvent apporter des perspectives uniques et connaissent le cadre réglementaire local.

  4. Les risques de corruption sont gérables : Certains projets africains ont du mal à se concrétiser en raison de la perception des risques de corruption. Montrer aux investisseurs que toutes les parties prenantes peuvent être tenues responsables contribue grandement à garantir le financement.

  5. La réputation et les ressources du Canada comme leviers : Les développeurs canadiens sont avantagés grâce à leur réputation positive sur la scène internationale. Utilisez les ambassades, les missions diplomatiques et le Service des délégués commerciaux pour créer des réseaux et localiser les acteurs concernés.

7 fonds au service du climat accessibles aux développeurs canadiens et aux entreprises de technologies renouvelables 

  1. InfraCo Africa : Cette institution de financement vise à développer des projets d’infrastructure à un stade précoce qui peuvent produire un rendement à des stades ultérieurs. InfraCo Africa se concentre principalement sur les projets de transport, d’énergie et d’eau.
  2. Fonds de préparation de la Banque de développement d’Afrique du Sud (DBSA) : Ce fonds aide les projets à répondre aux attentes des secteurs public et privé pendant la phase d’investissement. Il construit un pipeline de transactions pour lesquelles il peut ensuite fournir un financement par emprunt à la clôture financière.
  3. Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) : Cette organisation multi-donateurs offre des subventions pour faciliter les activités de pré-investissement pour les projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique. Elle s’engage également dans l’assistance technique et la promotion d’environnements favorables.
  4. Plateforme de performance pour les énergies renouvelables (REPP) : Ce programme financé par le gouvernement britannique apporte une aide financière aux petits et moyens projets. L’aide comprend, entre autres, des prêts pour le financement de la phase de développement et des prêts à long terme.
  5. ElectriFi The Electrification Financing Initiative : Financé par l’Union européenne, ce mécanisme de financement soutient les investissements qui améliorent l’accès à des solutions énergétiques modernes et durables.
  6. Fonds Énergie hors réseau de la Banque africaine de développement : Comme son nom l’indique, ce fonds accorde des prêts aux entreprises d’énergie hors réseau. Il vise l’accès universel à l’électricité pour les ménages hors réseau et mal desservis.
  7. Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) : Cet organisme accorde des subventions aux projets d’infrastructure susceptibles d’utiliser des biens et services américains.

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