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CPCS en vedette dans le magazine Le Droit Affaires

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La version originale de ce texte a été publiée le 24 mars 2020 dans le magazine Le Droit Affaires.  

CPCS: changer le monde, un pays à la fois

En visitant les bureaux de la compagnie CPCS dans le sud d’Ottawa, on est loin de se douter que ces employés besogneux et silencieux devant leur écran sont en train de changer la vie de millions de personnes à travers le monde.

Ici, on conçoit un système ferroviaire pour le Sri Lanka, on réorganise la production pétrolière au Madagascar pour lui faire économiser des millions de dollars, on planifie un train léger pour le Sénégal ou encore, on décortique le réseau électrique du Cameroun pour le rendre plus efficace.

Les projets sont d’envergure et les enjeux cruciaux pour ces pays émergents.

CPCS n’est pas une firme d’ingénierie ni de financement. Elle se trouve entre les deux. C’est une consultante qui se spécialise dans le transport et l’énergie pour le bénéfice du secteur public. Sa force ? Offrir à la fois des conseils en gestion, en financement, des avis juridiques et réglementaires.

« On est dans le big thinking », explique Marc-André Roy, l’un des deux codirigeants de la compagnie. Avec son collègue Jean-François Arsenault, il assume une direction bicéphale de CPCS. Les deux francophones sont des purs produits de l’entreprise. « Nos projets ont de l’impact, on change la vie des gens », ajoute-il, avec un brin de fierté.

La compagnie d’Ottawa revoit présentement le réseau de distribution de l’énergie au Cap-Vert dans le but de le privatiser. La même chose a été faite en Tanzanie avec le système ferroviaire.

Efficacité et rendement sont au cœur de cette entreprise-conseil qui réalise 65 % de son chiffre d’affaires dans les pays émergents pour le compte de grandes institutions telles que la Banque mondiale.

Une créature du CP 

CPCS est née il y a un peu plus de 50 ans. Le Canadien Pacifique, qui possède des compétences solides en matière de chemin de fer, d’hôtellerie et de mines décide, en 1969, d’exporter son savoir. Et ce sont essentiellement les pays d’Afrique qui vont en bénéficier, du moins au début.

Elle a été une des premières entreprises canadiennes à réaliser des PPP, des partenariats public-privé, bien avant que le mot devienne à la mode.

Depuis une douzaine d’années, CPCS s’attaque au marché nord-américain, là où elle a vu le jour. Au fil des ans, elle est devenue totalement indépendante du CP.

Corruption? Non merci ! 

Un des défis de l’heure pour les entreprises internationales, de surcroit celles qui font affaires dans des pays émergents, est de s’assurer de garder une réputation de probité irréprochable. CPCS en est fort consciente et s’assure d’échapper à toute forme de corruption. « C’est une préoccupation de tous les instants, mais ce n’est pas une inquiétude », plaide M. Arsenault.

« Nous faisons affaires avec la Banque mondiale, il n’y a pas d’argent qui vient directement des pays où on réalise nos projets. Et on n’est pas non plus dans la construction, là où les malversations sont plus courantes.

Il y a des contrats qu’on refuse tout simplement, là où il y a des risques », ajoute monsieur Arsenault. Des clauses anti-corruption sont ajoutées à tous les contrats, y compris avec les sous-traitants.

Des employés propriétaires

L’entreprise appartient à la moitié des 120 employés de CPCS. Environ 60 d’entre eux en sont actionnaires. Après une probation de deux ans, l’employé peut verser 100 000 $ pour accéder à l’actionnariat s’il le désire. « C’est très motivant pour l’employé, il travaille pour lui », explique Jean-François Arsenault.

« C’est pas ici qu’on verse les meilleurs salaires. Mais les gens sont motivés. Et intellectuellement, nos projets sont stimulants. On est dans une bulle excitante », dit-il. Des représentants d’une vingtaine de pays différents oeuvrent au sein de CPCS.

Avec la vente de ses services-conseils partout à travers le monde, CPCS réalise un chiffre d’affaires de près 30 millions $ par année. « C’est en augmentation constante. En fait, notre défi est de gérer cette croissance », assure monsieur Roy. « On vient d’embaucher une douzaine de personnes en janvier. Il faut s’assurer de bien les intégrer ».

Un peu plus de la moitié des 120 employés de CPCS sont en poste ici à Ottawa. Parmi eux, des économistes, des avocats, des géographes. CPCS compte aussi des bureaux à Toronto, Montréal ainsi qu’à une dizaine d’autres endroits sur la planète.

Marc-André Roy, qui voit aux opérations à long terme de la compagnie, est né à Québec, mais il a passé sa vie à Toronto. Il se considère Franco-ontarien. Il a réalisé plus de 150 projets de consultation dans le domaine des transports et ce, à travers le monde.

Jean-François Arsenault, lui, voit aux finances de CPCS. C’est un p’tit gars de la place. Natif d’Aylmer, il a fait ses études à la polyvalente Grande-Rivière, son baccalauréat à l’Université d’Ottawa et a complété des études économiques à l’Université de Cambridge.

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